Saint Jean Bosco

L’histoire du
02 décembre 2018
Saint Jean Bosco

Il y a des histoires vraies qui sont plus belles et plus étranges aussi, que celles qu’on invente. Ainsi en est-il de celle de don Bosco. Don Bosco – dont le prénom était Jean – vivait au XIXe siècle en Italie, dans la ville de Turin. Tout cela peut te sembler loin, dans le temps et l’espace, aussi, laisse-moi te raconter un peu la vie à cette époque.

Il n’y avait pas d’école gratuite pour tout le monde, il fallait tout payer si on devait se faire soigner, et si un papa et une maman avaient un accident, les enfants pouvaient être livrés à eux-mêmes, et jetés à la rue s’ils n’avaient pas d’autre famille ! 

Il est difficile d’imaginer aujourd’hui une époque comme cela, où des hordes d’enfants dormaient seuls dans les rues, dans les squares, sous les ponts, certains trouvant quelque travail à faire pour se nourrir, d’autres poussés à voler, à mendier, ou pire, pour ne pas mourir de faim.

Don Bosco était un jeune prêtre, et il ne savait pas vraiment quoi faire, quand Dieu mit sur sa route un jeune homme du nom de Barthélémy. Barthélémy avait seize ans, était à la rue, et ne savait pas quoi faire de ses journées. Don Bosco fut pris de pitié pour lui, décida de l’aider à apprendre à lire et à écrire, et aussi le catéchisme. Barthélémy fut très heureux de rencontrer cet homme qui l’aidait sans rien demander en retour, et bientôt, il parla du saint prêtre à l’un de ses amis. Ami qui avait bien besoin qu’on l’aide aussi, à trouver du travail, à manger, un abri pour la nuit, à occuper ses journées parfois passées à se balader le nez au vent – et à faire des bêtises.

Don Bosco, quand il était enfant, avait fait ce rêve : il était entouré de bêtes sauvages, qui s’entredéchiraient, et lui, Jean, les amadouait, les aidait à se calmer, et en faisait un petit troupeau tout à fait joyeux et agréable, où on se soutenait les uns les autres. Il comprit bien vite que ces pauvres gamins des rues, qui vivaient dans la peur, dans la faim, dans l’ennui, étaient en danger de toutes les façons possibles, se comportaient comme des loups les uns pour les autres, et devenaient des dangers pour tous. Au contraire, en s’occupant d’eux, en leur apprenant un métier, en les protégeant, et en leur donnant ne serait-ce qu’une soupe par jour – car c’était parfois le seul repas qu’il pouvait se permettre – ils abandonnaient leur violence, leur méchanceté, leurs mauvaises habitudes, et les loups devenaient des agneaux.

Seulement, un copain, plus un copain, plus un copain, c’est un peu comme quand on sort ses jouets sans jamais rien ranger : vient le jour où on ne peut plus poser le pied par terre ! Don Bosco se trouva un matin avec plus de 300 jeunes à vêtir, à nourrir, à former, à protéger, à qui apprendre à jouer, à rire et à prier, et aucun endroit où aller ! L’hiver venait, et le pré où il les emmenait étudier, jouer, et dire la messe, devenait tellement impraticable que son propriétaire décida de les chasser !

Alors, don Bosco décida de prier. Dans son cœur, même s’il savait qu’il était nécessaire de bien travailler, de faire tout ce qu’on pouvait, il savait aussi que beaucoup de choses dépendent de Dieu, et de sa bonté, et qu’Il ne nous abandonne jamais.

Il aimait prier Jésus en s’adressant à la sainte Vierge, sa mère, pour qu’elle parle à son Fils pour lui – cela se dit prier par l’intercession de la Vierge Marie. Don Bosco le faisait souvent, et de toutes les façons, et parfois, la situation était tellement urgente que des larmes se mêlaient à ses prières, comme cet hiver-là où il redoutait de renvoyer ses chers garçons à la rue et à tous les dangers.

Alors qu’ils priaient tous ensemble ; un homme vint, et lui dit : « j’ai une belle grange à louer ! ». Bon, belle, il fallait le dire vite : la grange en question était toute délabrée, et tellement écroulée qu’on devait se plier en deux pour y marcher. Mais cela n’arrêta pas la troupe : on creusa dans le sol, on posa un nouveau plancher, et on put s’y tenir, y jouer, y apprendre, y prier, toutes choses mille fois meilleures que de se balader dans les rues à guetter je ne sais quelle bêtise.

Don Bosco était un grand homme, au cœur très généreux. Il a aidé, sauvé, accueilli, enseigné, des milliers de garçons, et de filles aussi, et certains à sa suite reprennent son œuvre. Sa leçon, sa très grande leçon, c’est que rien n’est véritablement impossible, quand on aime les autres et qu’on veut les aider. Et que, dans la prière, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide à Dieu qui nous aime... 

Tu peux ce soir poser le personnage de don Bosco dans la crèche. Tu peux penser à tous ceux qui, comme lui, aident les autres. Et aussi, faire une prière pour que Dieu t’aide toi aussi à aimer.

En plus - Veiller et prier : don Bosco

Aujourd’hui « en plus » de ton histoire, tu trouveras à ta disposition une fiche pour mieux préparer Noël ! Au programme du jour : une prière, un lien pour fabriquer une couronne de l’Avent, et des détails sur la vie de don Bosco !

Télécharge ta fiche « en plus » : 
http://www.lecheminversnoel.fr/sites/default/files/2decembre_bjnuo.pdf